Société

Interdiction de Vouloir Gommer

Publié le 05 mars 2025 à 06:55 | Écrit par
La Rédac'
| Temps de lecture : 03m21s

La semaine dernière, sur France Cu, je suis tombée (sans me faire mal, quoique…) sur une série documentaire de LSD forte intéressante sur l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse). 

À la fin de l’écoute, je me suis dit, « bah les gars, on n’est pas dans la merde ! » Je vous fais un résumé rapide et ultra-subjectif. Pour le reste, je vous laisserai podcaster  !

Une loi votée en 1974 a pris du plomb dans l’aile. Depuis une dizaine d ‘années, par des moyens, si ce n’est fallacieux, en tout cas pas catholiques du tout, les hauts dignitaires tentent, mine de rien, de revenir sur ce droit légal. Après avoir tenté de supprimer LE médicament permettant l’avortement chimique, et face à la déferlante de ces femmes courageuses des plannings familiaux et autres centres de santé sexuelle, l’entreprise pharmaceutique, qui commercialise ce médicament, a tout simplement augmenté le prix, complexifiant son accès aux populations précaires. Bravo, les veaux !

La femme a des choix quant à l’IVG  : l’IVG chimique, en prenant un médicament, ou l’IVG chirurgicale. Aujourd’hui, l’IVG chirurgicale est le moins pratiquée du fait de la désertification des maternités et des médecins volontaires à la pratique. Une femme ne pourra pas nécessairement faire 80 km pour une chirurgie en ambulatoire. L’IVG chimique reste, donc, majoritaire. Je vous passe les détails des sensations et du truc parce que ça n’a rien de drôle !

Dans un long plaidoyer, un médecin, homme évidemment, ils sont les seuls à si bien connaître le corps et les besoins des femmes, se fait le garant de la défense pour l’avortement mais… (je n’aurais pas aimé le rencontrer il y a 11 ans) … de culpabilisation en leçon de morale, il pratique l’IVG mais affirme ne pas souhaiter que l’IVG devienne un moyen de contraception, certes, et de bien rappeler que le bébé dans le ventre de la maman passe la trappe de la vie. Il explique pourquoi il n’est pas possible de pratiquer une IVG chirurgicale après 14 semaines. Je ne les donnerai pas ici. Ces explications m’ont fait froid dans le dos. S’il présente les choses ainsi à ses patientes, je comprends qu’elles ne choisissent pas cette méthode. 

Comme la loi sur la fin de vie en suspens, le sujet de l’IVG est très complexe. En effet, je plussoie à l’idée de ne pas utiliser l’IVG comme contraceptif. Cependant, quand éduquons-nous à la sexualité, suffisamment pour que nos jeunes filles et nos jeunes hommes soient suffisamment informés de leur possibilité de contraception, car il n’y en a pas qu’une  ? Demandez à une petiote de 14 ans réglée de vous expliquer son cycle, une chance sur deux pour qu’elle vous dise n’imp. Demandez à un jeune garçon, comment ça fonctionne la puberté des garçons et des filles, 1 chance sur 2 pour qu’il fuit... et je ne vous parle pas de quand ils arrivent à l’âge adulte !

Et puis, un bébé à tout prix, ça va, c’est bon ! Dans cette émission, une femme témoigne. Elle explique clairement que ce bébé n’était pas attendu et que de le mener au bout signifie se confronter à celui qui le lui a fait, et elle n’en a pas le courage, c’est trop douloureux pour elle. Et oui, avoir des enfants signifient devoir se fader celui qui a mis sa petite graine, même quand on ne l’aime pas, ou qu’il est incompétent ou pire qu’il est maltraitant... Le jeu en vaut-il toujours la chandelle ? Idem, le système de l’enfance en France sent tellement le caca du fait de décisions politiques tellement absentes précarisant, et c’est rien de le dire, le système qui s’occupe de ces petiots issus de parents défaillants, je m’interroge lorsqu’une femme, en toute conscience et lucidité, dit «  non, je ne pourrai pas, je ne saurai pas m’en occuper  ». Est-ce utile de lui dire que c’est une vie qu’elle tue ? Je doute !

Quand accueillerons-nous le corps de la femme autrement que comme un corps nourricier ? Quand accepterons-nous qu’une femme puisse ne pas désirer d’enfant, même en l’état embryonnaire ? Encore et toujours la lutte, en espérant qu’un jour, nous puissions, enfin, la cesser !

Bref, l’émission est en quatre volets, pour un peu plus d’objectivité et d’esprit critique, je vous en partage le lien: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire des 13, 14, 15 et 16 janvier.

Simon Veille.



À propos de l'auteur(e) :

La Rédac'

Donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, voilà une noble cause ! Les articles de la Rédac' donnent le plus souvent la parole à des gens que l'on croise, des amis, des personnalités locales, des gens qui n'ont pas l'habitude d'écrire, mais que l'on veut entendre...

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